Dark City // Alex Proyas

Film de science-fiction cryptique et oppressant, OVNI visuel à la croisée de Blade Runner et de Brazil, Dark City a marqué le cinéma fantastique de la seconde moitié des années 90 et imposé la grande maîtrise plastique de son réalisateur, déjà remarqué pour son adaptation de la BD The Crow.

Dans une métropole sans nom, un homme se réveille dans une chambre d’hôtel, sans aucun souvenir de son arrivée en ces lieux. A ses côtés gît le corps d’une femme, morte. A-t-il tué cette femme ? Avant d’avoir pu s’interroger plus avant sur ce mystère, un mystérieux coup de téléphone lui demande de fuir avant qu'”ils” n’arrivent. Fugitif désorienté, traqué aussi bien par les autorités que par de mystérieux “hommes en noir” au teint cadavérique, notre héros-malgré-lui va être se retrouver confronté au mystère de la ville elle-même.

Et il n’est pas étonnant que cette ville continuellement plongée dans l’obscurité donne son titre au film, tant elle devient elle-même le personnage central de l’intrigue, au gré de ses métamorphoses qui semblent refléter autant la psyché du héros que la menace insondable qu’elle renferme.

Si l’intrigue garde de nombreuses questions en suspens, Dark City subjugue par son implacable maîtrise visuelle, mélange de design contemporain, de reminiscence des années 50 et d’une pointe de steampunk. L’une des claques visuelles de ces dernières années pour un film comme on aimerait en voir plus souvent.

Inspiration Shadowrun : au cours d’un run, les PJs découvrent quelque chose qu’ils n’auraient pas dû. Désormais conscients que le monde dans lequel ils vivent n’est qu’une illusion entretenue par ceux qui veulent asservir la métahumanité, ils cherchent à faire éclater la vérité au grand jour et à échapper aux sinistres forces (serviteurs de l’Ennemi, corpos, vampires ?) qui tentent de les réduire au silence.

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