Innocence // Mamoru Oshii

>> Voir aussi : Innocence (bande-originale) // Kenji Kawaï

Ghost in the Shell avait marqué de son empreinte le Cyperpunk lors de sa sortie dans les salles obscures en 1995. Il aura fallu presque une décennie pour que sa suite, Innocence, voie le jour.

Innocence reprend les évènements là où Ghost in the Shell les avait laissé : la disparition mystérieuse du Major Motoko Kusanagi a laissé ses collègues de la Section 9 profondément amers, et notamment Batou, l’ancien coéquipier de Kusanagi, un cyborg dont seule l’âme – le “ghost” – est encore humaine. Désabusé et à la limite du suicidaire, Batou doit enquêter avec son collègue Togusa sur des meurtres commis par des robots de “compagnie”…

Si l’intrigue est moins convaincante que celle du premier opus, malgré de nombreuses références à Blade Runner ou à l’œuvre d’Isaac Asimov, la profondeur de la réflexion philosophique et la beauté envoûtante des images suffisent à replonger le spectateur dans l’univers complexe créé par Masamune Shirow. Beaucoup plus mystique que son prédécesseur, Innocence est un spectacle d’une beauté plastique irréprochable qui ne devrait pas avoir trop de difficultés à rejoindre son aîné au panthéon des grands films d’anticipation.

Inspiration Shadowrun : Un cyborg de la police militaire a commencé à fouiller son nez dans les affaires de la corporation X, qui flirte avec le Yakuza. L’équipe des shadowrunners a été recrutée pour discréditer l’importun. Mais lorsque que la corpo décide de se débarasser des runners dans la foulée, il faut espérer qu’une alliance avec le flic déchu soit encore possible…

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