Deus Ex : Invisible War

“Nous ne sommes pas équipés pour une guerre ouverte.
– Nous avons le corps humain. Une arme invisible, pour une guerre invisible…”

Suite très attendue de Deus Ex, Invisible War est à mon sens la plus grosse déception de 2003. Non pas que le jeu soit dénué de qualités, loin de là, seulement il n’est pas moitié aussi bon que le premier opus. On a parfois le sentiment que les développeurs d’Ion Storm ont pris plaisir à méthodiquement massacrer tout ce qui était bon dans Deus Ex. Au final ? Un jeu court, très linéaire, des niveaux étriqués (concession faite au manque de RAM de la XBox, paraît-il), une liberté d’action tronquée…

Que reste-t-il à sauver ? L’histoire, et l’ambiance. L’action se déroule une quinzaine d’années après la fin de Deus Ex. Les scénaristes ont choisi de considérer que les trois fins différentes du jeu initial ont eu lieu. En d’autres termes, le monde se remet péniblement d’un crash de l’ensemble des sytèmes informatiques de la planète dont l’auteur serait JC Denton, un ex-agent de l’UNATCO mystérieusement disparu. Deux organisations se disputent le contrôle du monde : l’Organisation Mondiale du Commerce, qui promet un nouvel âge d’or commercial – une dictature corporatiste, quoi, et l’Ordre, une secte de fanatiques religieux.

Vous êtes Alex D, qui peut être homme ou femme selon votre goût, un étudiant aux Académies Tarsus. Tarsus forme des mercenaires nano-augmentés destinés à travailler dans les services de sécurité des corporations. Alors que le jeu commence, vous et vos camardes êtes obligés de fuir l’Académie de Chicago alors qu’un mystérieux cataclysme s’abat sur la ville. Vous vous installez provisoirement à Seattle et commencez votre carrière de free-lance dans les ombres (tiens, ça me rappelle quelque chose…)

L’ambiance cyberpunk / post-apocalyptique du jeu rappelle un peu la série Dark Angel, pour les connaisseurs. Vous devenez rapidement un pion dans la guerre que se livrent l’OMC et l’Ordre, chaque camp souhaitant s’imposer comme la force dirigeante de cette civilisation en reconstruction. Mais se pourrait-il qu’existe une autre alternative ? Votre quête vous emmènera de Seattle à Trier (en Allemagne) en passant par le Caire.

Inspiration Shadowrun : Les shadowrunners sont issus de Knight Errant (ou n’importe quel service de sécurité) mais ont décidé de tracer leur propre voie dans les ombres. Outre les tentatives visant à les ramener dans le giron de la corpo-mère, ils se retrouveront confrontés à un groupuscule religieux qui tente d’infiltrer les plus hautes sphères du gouvernement. Et en quoi cette affaire est liée au Virus Crash de 2029 ?

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