Shadowrun // Super Nintendo

Nous sommes en 2050. Jake Armitage est un shadowrunner comme tant d’autres, engagé par un Mr. Johnson pour stocker des données dans son ordinateur cortical et les amener intactes aux bureaux d’une corporation du nom de Matrix Systems. Hélas pour Jake, il est intercepté par une bande de tueurs qui ouvrent le feu sans sommation.

Jake se réveille à la morgue. Il a survécu par miracle, mais la journée s’annonce nettement moins bonne. Il ne tarde pas à tomber sur les restes éparpillés du Johnson, et il ne reste rien de Matrix Systems, proprement “nettoyée”. Sans compter que les chiens se mettent à lui parler…

Cette première incursion de Shadowrun en jeu vidéo est plutôt réussie. Malgré des combats un peu délicats (l’interface semble avoir été davantage conçue pour une souris que pour une manette), des graphismes ternes et une difficulté générale assez élevée, le jeu se révèle accrocheur grâce à son ambiance respectueuse du jeu de rôle papier, ses nombreuses phases de jeu (exploration, combat, dialogues, matrice, magie…) et son histoire complexe et prenante.

Le plus surprenant est de voir que certains éléments de background qui n’apparaîtront que bien plus tard dans le jeu papier sont déjà à l’état de prototype dans le jeu vidéo. Par exemple, la corporation d’un certain “Aneki” qui tente de mettre au point une Intelligence Artificielle… (dans le background du jeu papier, Inazo Aneki est le patron de Renraku.)

Inspiration Shadowrun : les runners sont chargés d’escorter l’un des leurs, détenteur dans sa mémoire corticale d’un quelconque secret industriel convoité par Mr. Johnson. Mais les runners sont rapidement la cible d’un commando d’élite auquel ils n’échappent que de justesse. Pire encore, Mr. Johnson est mort, sa corpo éliminée, en un mot, quelqu’un tient vraiment à détruire ces données. Mais qui ? Qu’y a-t-il donc dans la tête de ce shadowrunner ?

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