Demolition Man // Marco Brambilla

(Auteur : Duanra)

Demolition Man est un film de 1993 réalisé par Marco Brambilla avec Sylvester Stallone, Wesley Snipes et Sandra Bullock. Ce film d’action futuriste et bourré d’humour nous offre deux niveaux de lecture : grosse production survitaminée qui explose de partout ou pamphlet contre une société liberticide pas tellement loin de ce que semble devenir les Etats-Unis. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : John Spartan (Stallone), un policier ultra violent mais super efficace se retrouve mis en stase cryogénique à cause de ses méthodes qui lui ont valu le surnom de Demolition Man.

Lorsqu’il se réveille, sur demande d’une fliquette passionnée du XXeme siècle (la jolie Sandra Bullock), c’est pour courir après son pire ennemi Simon Phoenix (Snipes) dans un monde « parfait » où la viande, l’alcool, les sports de combat, les « échanges de fluides » et tout ce qui rend la vie fun est devenu interdit faisant de ses habitants des pacifistes qui chantent nos jingles de pub en croyant qu’il s’agissait de tubes populaires de notre époque… Stallone d’ailleurs n’hésite pas à égratigner son image en se faisant traiter de primitif tout le long du film.

A coté de tout cela, le joueur/MJ de Shadowrun saura repérer de nombreux détails qui pourront lui servir de base visuelle ou d’inspiration pour ses parties : le look néo-japonais des tenues, les électro-matraques des flics, Los Angeles devenue San Angeles, un métroplexe digne du Seattle de 2060 et les égouts des rebuts qui sont, pour moi, la meilleure représentation possible de l’underground ork avec sa vie, ses commerces, sa faune…

Inspiration Shadowrun : lorsqu’un célèbre et dangereux détenu s’est évadé du quartier haute sécurité de la prison fédérale de Seattle, la prime mise sur sa tête était telle que toutes les équipes de runners se sont mises à lui courir après. Les rumeurs indiquaient qu’il avait trouvé refuge dans l’underground ork où il aurai des complices pour l’aider. Mais parmi les rares qui ont retrouvé sa trace, encore plus rares sont ceux qui ont réussi à survivre pour en parler. En les interrogeant et en comparant avec les dires des anciens complices du fugitif, les runners découvriront vite que cet homme est bien plus puissant qu’avant son incarcération. Aurait il subi des expériences afin de tester de nouveaux implants ? Sa fuite ne serait elle pas au final qu’un test grandeur nature pour évaluer ses nouvelles capacités ?

Inspiration Shadowrun : à la manière de « l’incident » de l’Arcologie Renraku, on peut très bien imaginer une autre arcologie fermée ou une autre forme de communauté autarcique, gérée par une IA ou un conseil de sages et qui a décidé de bannir et de punir tout ce qui serait mauvais pour ses protégés en construisant un monde aseptisé. Après une ou deux générations soumises à ce régime, les actuels occupants se complairaient dans leur vie sans violence, à manger des milk-shakes banane tout en chantant une pub débile. Il suffit de rajouter une sous-communauté de parias vivant dans les bas-fonds et cherchant à renverser le pouvoir ou à s’échapper de l’enclave et l’on obtient un beau petit décor de campagne qui devrait plaire aux fans du jeu Paranoïa.

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