Strange Days // Kathryn Bigelow

(Auteur : Duanra)

Passé relativement inaperçu lors de sa sortie en 1995, Strange Days est un polar atypique qui mérite d’être vu.

Ralph Fiennes y incarne un policier déchu qui s’est reconverti dans la vente d’une nouvelle drogue numérique sous forme de programmes virtuels permettant de revivre les mêmes sensations que la personne qui a procédé à l’enregistrement du dit programme. Il traîne donc sa déchéance en mêlant deals, petites arnaques et alcoolisme afin d’oublier sa petite amie (Juliette Lewis) qui l’a quitté avant de devenir une star de la chanson. Mais un jour, un black jack, sorte de snuff movie numérique, lui est remis dans lequel il assiste au meurtre d’une de ses amies. A partir de là, sa vie déjà peu reluisante va devenir un véritable enfer car il a mis le doigt sur quelque chose de trop gros pour lui et beaucoup de personnes veulent le faire taire.

La réalisatrice de ce film, Kathryn Bigelow, a choisi de montrer une vision futuriste (l’action se déroulant lors du passage à l’an 2000) sombre et ultra-violente de Los Angeles qui pourra être transposée sans mal pour Shadowrun. La fameuse drogue située au centre de l’histoire fonctionne sur le même principe que les puces BTL, et le personnage principal tient plus du looser pathétique que du héros. Il passe son temps à fuir toute confrontation, mais avec peu de succès : les raclées qu’il se prend sont fréquentes et tout ceci laisse à penser que les scénaristes et la réalisatrice connaissaient notre jeu préféré.

Inspiration Shadowrun : un contact du style « fond du caniveau » mais très proche d’un des joueurs est retrouvé tué dans des conditions sordides alors qu’une puce BTL montrant sa torture et son exécution lui est envoyée anonymement. Bientôt c’est un autre ami du personnage qui dit avoir échappé de peu à une agression par un maniaque et lui demande de l’aide… Le personnage peut suivre les indices laissés par le tueur, mais au risque de s’y cramer petit à petit le cerveau en consultant les diverses puces qui lui sont destinées. Et il se rendra vite compte que ce tueur semble très bien le connaître, trop bien…

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *