Deus Ex : Human Revolution

Très attendu par les fans avec un mélange d’espoir et d’appréhension, le troisième épisode de Deus Ex est finalement sorti en août 2011 et s’est révélé le digne héritier de l’un des meilleurs jeux de tous les temps. Développé par l’équipe d’Eidos Montréal, DX:HR est une franche et belle réussite, tant en matière de direction artistique, au travers de son parti-pris de la “Renaissance cyberpunk” qui lui donne une vraie identité visuelle,  que du gameplay, qui met l’accent sur l’infiltration avec un level design de haute volée.

Côté scénario, DX:HR est en fait une prequel se déroulant en 2027, avant les évènements du premier épisode (même si l’univers semble plus avancé technologiquement – comme pour Star Wars, c’est sans doute la faute à une récession économique…) On y incarne Adam Jensen, ex-SWAT de Detroit devenu directeur de la sécurité pour Sarif Industries, une petite corporation qui s’apprête à révolutionner le monde des augmentations cybernétiques. Sarif se retrouve alors la cible d’une série d’attaques visant son équipe scientifique, à commencer par Megan Reed, qui fut la compagne de Jensen. Impuissant à sauver Megan, Adam est réduit  l’état de pulpe sanguinolente par les Tyrans, une équipe de mercenaires cybernétisés. Jensen ne survit à ses blessures qu’au prix du remplacement d’une partie de ses membres et de ses organes par du cyberware.

Désormais hybride entre homme et machine, Adam se retrouve au cœur d’une conspiration mondiale. Son enquête le mènera tout autour du globe : de Detroit, ville ruinée qui pourrait renaître grâce à Sarif Industries mais devient le théâtre d’émeutes contre les augmentations, à Heng Sha, île au large de Shanghaï surplombée par une structure futuriste, le Pangu, en passant brièvement par Montréal et Singapour. Partout le fossé entre humains “purs” et “augmentés” se creuse sur fond de débat philosophique : le transhumanisme est-il la perte de l’humanité ? Dans la peau d’Adam, cybernétisé malgré lui, le joueur sera amené à se poser ses questions et, dans la plus pure tradition de Deus Ex, de choisir quelle vérité sera bonne à dire au terme de son parcours.

Un formidable jeu, et un grand thriller cyberpunk, tout simplement.

Inspiration Shadowrun : Une petite corpo est sur le point de commercialiser un nouveau type de cyberware beaucoup mieux accepté par le corps humain (moins de perte d’Essence) et ouvrirait donc le champ à une cybernétisation toujours plus poussée. Mais certains voient d’un mauvais œil cette avancée technologique, et la propagande anti-cybernétique orchestrés par des groupes tels que le Policlub Humanis échauffe les esprits. Bientôt le siège de la corporation est la cible d’attaque commanditées par un mystérieux ennemi. Les joueurs peuvent être les shadowrunners responsables des attaques ou au contraire recrutés par la corporation pour riposter – une chose est sûre, la situation sent l’embrouille…

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