Brazil // Terry Gilliam

Attention, voilà un de mes films préférés. Un film beau, émouvant, onirique, fantastique, délirant, critique, plastique, intelligent et maîtrisé. Oui, rien que ça. C’est bien simple : Brazil, fruit de l’imagination du cinéaste américain Terry Gilliam (ex-Monty Python), se veut une relecture du mythique 1984 de George Orwell. Visionnaire, Gilliam nous livre un portrait d’une société bureaucratique et déshumanisée dont les échos résonnent douloureusement dans notre monde gouverné par les mass-médias.

L’histoire suit la destinée de Saw Lowry, un minable fonctionnaire du Ministère de l’Information – véritable organisme totalitaire – sans ambition (ce qui lui vaut la sympathie de ses supérieurs) mais pas sans rêves : la nuit, Morphée fait de lui un chevalier ailé volant à la rescousse d’une belle femme blonde. Lorsqu’une erreur informatique lui fait rencontrer Jill, véritable incarnation de la dame de ses pensées, Sam va voir son existence échapper totalement à son contrôle, réalité et rêve s’entrechoquant dans une aventure rocambolesque pour sauver Jill des forces de répression du Ministère.

Hymne à la liberté de pensée, Brazil nous montre les travers d’un monde über-administratif, qui n’offre plus de place à la contestation. A travers le destin de Sam et Jill, on voit le rêve éveillé devenir le seul échappatoire à une société oppressante et castratrice. De la plastique irréprochable du film au jeu merveilleux des acteurs, Jonathan Pryce et Robert De Niro en tête, Brazil est un chef-d’œuvre, tout simplement.

Inspiration Shadowrun : les PJ ont passé toute leur vie dans une arcologie corporatiste. Cherchant à échapper au système esclavagiste corpo, ils tentent de s’échapper de cette enclave pour découvrir le monde extérieur. S’il existe.

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