[Memo] Court of Shadows : les Fae et Tír na nÓg

memo_FaeTir1Si Court of Shadows a un défaut, c’est bien l’absence d’un récapitulatif clair sur les Fae et créatures assimilées dans l’univers de Shadowrun, ainsi que sur les us et coutumes du Tír na nÓg auxquels il est fréquemment fait référence. Comme très souvent avec les suppléments Shadowrun, le livre part du principe que le lecteur a déjà lu tous les ouvrages de la gamme… Du coup, à moins d’être un fan hardcore possédant une mémoire d’éléphant, le lecteur peut se trouver fréquemment perdu, d’autant que le texte est parfois un brin confus.

Pour mieux comprendre Court of Shadows, nous recommandons de commencer par la lecture de deux suppléments : L’Europe des Ombres (ou, pour les plus vieux, Tír na nÓg) et Ætherology, en particulier la partie consacrée au métaplan Féérique. Le récent supplément Howling Shadows pour SR5 propose également les descriptions de quelques races de Fae.

En recoupant les informations contenues dans ces ouvrages, on peut établir les définitions suivantes, qui clarifient grandement Court of Shadows :

  • Les Tuatha Dé Danaan originaux n’étaient pas des elfes, mais bien des Fae à l’apparence elfique, particulièrement beaux et lumineux.
  • Tuatha Dé Danaan et elfes sont du coup fréquemment confondus, mais il semble que les Tuatha Dé Danaan ont les oreilles plus longues et pointues que les elfes “normaux”.
  • Une rumeur / théorie prétend que les elfes seraient des descendants des Tuatha Dé Danaan, possiblement après que ceux-ci aient fricoté avec la métahumanité primitive d’avant l’Âge des Légendes.
  • Les Tuatha Dé Danaan ne sont pas des elfes immortels (comme Harlequin ou Erhan), même si certains de ces derniers ont clairement eu des tractations ou alliances avec la Cour Seelie (en particulier Alachia).
  • De nombreuses Fae sont mortes ou se sont trouvées “naufragées” dans le Cinquième Monde pendant la Guerre du Chagrin, lorsque la baisse du niveau de mana a coupé le métaplan féérique du monde réel. Cela inclut un certain nombre de Tuatha Dé Danaan.
  • Alors que la magie disparaissait, ces Fae “perdues” ont pris la forme d’humains ou d’animaux.
  • La croyance du Tír est que les Tuatha Dé Danaan perdus se sont réincarnés sous forme d’elfes après l’Éveil. Ces Tuatha Dé Danaan “réincarnés” sont les familles régnantes du Tír na nÓg, et peuvent, en gravissant les échelons des Voies de la Roue, réclamer leur héritage et leur place à la Cour Seelie.
  • Il est possible que certains Tuatha Dé Danaan se soient réincarnés en humains, nains, orks ou trolls, mais les élites elfes du Tír na nÓg n’aiment pas trop cette hypothèse 🙂
  • Les Fae ayant survécu à la Guerre du Chagrin et pouvant le prouver se font appeler Fae Véritables.
  • La Cour Seelie existe à “mi-chemin” entre le monde réel et les métaplans féériques. Il s’agit peut-être d’une alchera.
  • Les membres de la Cour Seelie sont principalement des Fae : kobolds, gobelins, nymphes, brownies, keshalyi, lutins, pixies, croki, korrigans et autres, et bien sûr les Tuatha Dé Danann eux-mêmes.
  • Il y a également un certain nombre d’elfes qui ont renoncé au monde physique pour vivre avec les Seelie afin de conseiller la Cour ou de mieux comprendre leur place au sein de la Roue (parmi eux, Liam O’Connor, qui est porté disparu dans le monde réel).
  • Selon toute probabilité, la mention d’Adepte dans Court of Shadows (par exemple page 21) fait référence à ceux qui suivent les Voies de la Roue (ce qui explique pourquoi ils peuvent avoir accès à la Cour Seelie).

Voilà qui est fait 🙂

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En plus de ces définitions essentielles, voici quelques extraits de l’Europe des Ombres dont la lecture est fortement recommandée avant d’attaquer Court of Shadows.  Le texte a été légèrement mis à jour par rapport à la traduction du collectif Ombres Portées, afin de correspondre aux orthographes utilisées par Court of Shadows (Fae au lieu de Fey, Leshii au lieu de Leshy), et quelques paragraphes ont été réorganisés.

Notez bien qu’il s’agit d’extraits. Pour avoir accès à toutes les informations, il faudra vous procurer le livre 🙂


Les Fae

Diablotins, kobolds, gobelins, nymphes, brownies, keshalyi et lutins : impossible de parler de la magie en Europe sans mentionner les créatures mystérieuses connues sous le nom de fées. Ils sont ancrés dans le folklore de chacun des peuples d’Europe, avec à chaque fois une appellation différente : êtres souterrains, petit peuple, Fae, etc. Il est difficile de définir exactement ce que sont les fées – c’est peut-être l’un des sujets les plus controversés en parazoologie. Depuis l’Éveil, ces êtres qu’on croyait appartenir aux légendes, ont pris forme pour rejoindre notre réalité : Elfes, satyres, leshii, licornes, etc. Certaines de ces créatures sont en tous points conformes aux contes et aux mythes d’antan, tant dans leur comportement qu’au niveau de leur apparence. Témoin, la coutume qui veut que l’each-uisge rejette le foie de sa proie. Cependant, certaines créatures qui font pourtant référence à nos légendes, ne se comportent pas du tout comme prévu.

Nombre de ces créatures pourraient bien en fait être des esprits d’un type unique ou inhabituel, échappant ainsi à toute tentative de classification ou de regroupement. Bien que de nombreux efforts aient été entrepris pour tenter de classifier les fées en fonction de l’utilisation qu’elles font de leurs pouvoirs, de la présence de certains marqueurs génétiques spécifiques ou d’autres facteurs, il faut bien reconnaître qu’aucune de ces tentatives n’a pour l’instant fait l’unanimité au sein de la communauté scientifique. Pour les besoins de ma présentation, j’utiliserai le terme de « fées » dans le sens large donné à ces créatures inhabituelles qui font référence aux mythes et au folklore féeriques, et qu’on a pas réussi à classer, et encore moins à comprendre…

  • De la nature des Fées

Le comportement des fées est en grande partie à l’origine de leur mystère. Elles sont parfois gênantes, peuvent parfois représenter une véritable menace et parfois une aide bienveillante. La plupart du temps on ne sait pas de quoi elles sont capables, et bien souvent il n’est pas possible de comprendre les motivations ou les raisons de leur comportement. Bien que le domovoi soit sans doute la créature la plus bienveillante que l’on puisse avoir sous son toit, personne ne sait pourquoi ces esprits minuscules aiment jouer à la ménagère et au protecteur du foyer. De la même manière, certains Scandinaves croient qu’il faut toujours apporter à son domovoi un bol de porridge et un bock de bière pour Noël afin qu’il soit heureux et éviter qu’il ne se retourne contre son hôte – mais qui saurait dire pourquoi ?

Il existe de nombreux témoignages de fées qui ont aidé ou sauvé des métahumains. Des enfants trolls perdus en Forêt Noire ont été ramenés à leurs parents par des fées, alors que les habitants de l’une des parties les plus pauvres de Prague se voient parfois offrir des festins créés par magie. Certaines de ces histoires sont peut-être des légendes urbaines, mais il existe trop de témoignages concordants et on ne peut prétendre que les fées ne sont pas une réalité de notre monde.

D’un autre côté, les histoires de farces et de mauvais traitements provoqués par les fées sont encore plus courantes. Des fées ont été jugées responsables d’avoir déversé de la teinture dans la réserve d’eau privatisée d’une banlieue parisienne particulièrement chic, donnant naissance à des douzaines de personnalités et de cadres supérieurs à peau bleue. Des fées ont également été pointées du doigt dans des affaires de ponts effondrés, de salles des coffres magiquement scellées, d’impostures, de voyageurs perdus, ainsi que d’innombrables vols et d’actes de vandalisme. Par exemple les knockers, qui ont creusé des tunnels partout et ont ainsi menacé des opérations minières dans toute l’Europe si bien que Zeta-ImpChem a mis leur tête à prix.

Pire encore, certaines rencontres avec des fées ont viré au cauchemar. La fée qui a découpé un couple de touristes néerlandais dans la campagne écossaise est connue pour avoir teint son bonnet dans les flaques de leur sang. Les témoignages terrifiants d’enlèvements, notamment d’enfants, sont de plus en plus nombreux. Les responsables de certaines régions prennent ces affaires très au sérieux, au vu du nombre de cas sans cesse croissant.

Si vous devez dealer avec une fée, un conseil simple : faites attention. D’après les mythes, passés et présents, les fées peuvent accorder des faveurs, de gré ou de force, mais en général il y a toujours une arnaque et vous vous retrouvez à payer un prix élevé. Certaines fois, elles demandent des faveurs aux métahumains, mais paient avec de l’or de fée qui disparaît avant que vous ne puissiez le dépenser – il faut avouer qu’on les voit mal utiliser quelque chose comme un créditube. À d’autres moments, les fées peuvent être honnêtes et vous aider, au moins tant que vous les traitez correctement. On ne peut jamais savoir.

  • Domaines féeriques

Comme certains esprits, les fées sont réputées pour s’être constitués de véritables fiefs – souvent des zones à haute teneur en mana. Ce phénomène peut aller de la simple maison occupée par un brownie (qui continue toutefois de tolérer ses occupants métahumains), aux vastes forêts revendiquées par les Fae de Bretagne. Les domaines féeriques sont connus pour être des endroits sauvages et dangereux, dans lesquels il n’est pas sage de pénétrer sans y avoir été invité. Nombre de fées sont passés maîtres dans l’art de l’illusion et les intrus peuvent s’attendre à être égarés et trompés. Certains témoignages font état de la présence de constructs astraux, ou même de « Temps des Rêves » mystiques dans certaines régions féeriques. Les rumeurs parlent même de portails astraux qui seraient autant de points de passage vers les métaplans féériques.


Tír na nÓg

Le Pays de la Jeunesse Éternelle est un lieu magique, c’est sûr, et la magie est essentielle à la vie de son peuple. Pour les Danaan et autres familles elfes, la magie est aussi étroitement liée à la spiritualité et à la structure de la société elfe, connue sous le nom de Voies de la Roue, ou Mes ti Draesis en sperethiel.

Le Draesis ti Heron, la « Roue de la vie » ou « Roue de l’existence » est au cœur des croyances spirituelles Danaan. C’est une croyance en la réincarnation, la survie de l’âme d’une vie à l’autre. Il prétend que l’incarnation de l’âme progresse à travers une série de vies, à la recherche d’une compréhension spirituelle et une illumination plus profonde, laquelle est associée à l’éveil magique et au pouvoir. C’est pourquoi les esprits les plus éclairés sont naturellement les plus magiques. Les esprits les plus éclairés suivent un parcours existentiel particulier, afin de les faire avancer sur le chemin de leur destin. Ces voies sont les Mes ti Draesis, les Voies de la Roue, et elles représentent le chemin Danaan vers l’illumination. La doctrine de la roue de la vie révèle que des esprits illuminés se sont incarnés en tant qu’elfes dans le Sixième Monde, des esprits descendant des grands héros de la mythologie celte tels que les Tuatha Dé Danaan. Même si certains érudits et leaders familiaux Danaan reconnaissent la possibilité qu’un petit nombre d’esprits éclairés aient pu s’incarner dans des membres d’une autre race, c’est un point de vue de plus en plus minoritaire. La plupart pensent que de tels esprits s’incarneront en définitive en elfes. C’est pourquoi les Voies de la Roue ne se destinent et ne conviennent qu’aux elfes.

Il n’y a pas un seul aspect de la vie du Tír qui ne soit contrôlé par les 22 familles Danaan ou, en tout cas, sur lequel elles n’aient pas une influence significative. Du Sénat à la Cour de Seelie, de la culture aux affaires, ils sont les chefs d’orchestre et donnent le ton.

  • Les Voies et Ordres Magiques

Il y a cinq voies de la roue de la vie. Quatre sont associées aux points cardinaux et sont jugées d’égale importance. Selon les croyances Danaan, l’esprit incarné emprunte chacune de ces voies au cours d’une vie, progressant dans un périple autour de la grande roue. La cinquième voie, située au-dessus des autres, représente le périple intérieur, vers le centre de la roue et l’illumination. Au Tír na nÓg, chacune de ces voies a de nombreux liens mystiques et chacune est soutenue par un ordre magique qui initie les étudiants aux mystères de la voie, les aide et les guide dans leur parcours.

La Voie du Guerrier (Ordre de Cu Chulainn)
La voie du guerrier est associée au Nord et à l’élément de la terre. Ses couleurs sont dans des tons minéraux sombres comme le noir, le marron, le gris ardoise et le bordeaux. L’hiver est sa saison et l’Ulster sa province en Tír na nÓg (qui est ironiquement la région de ce pays la plus déchirée par la guerre). Le symbole sacré de la voie est la Pierre des Rois, de la légendaire cité de Falias.

La Voie de l’Intendant (l’Ordre d’Étain)
La Voie de l’Intendant est associée à l’Est et à l’élément de l’air. Ses couleurs sont le bleu, le blanc et le vert. Le printemps est sa saison et le Leinster sa province. Le symbole sacré de la voie est l’épée de Nuada, de la ville de Findlas. Initialement fondée sur l’idée de l’intendance du pays, les idéaux de cette voie se sont étendus à l’accumulation de toutes les ressources pouvant enrichir le pays, le peuple et la société.

La Voie du Barde (l’Ordre de Brigit)
La Voie du Barde est associée au Sud et à l’élément du feu. Ses couleurs sont le jaune vif, l’orange et le rouge. L’été est sa saison et le Munster sa province. Le symbole sacré de la voie est la Lance de Lugh de la cité de Gorias. Bien que principalement associée à la musique, la Voie du Barde soutient tous les arts ainsi que l’érudition et l’éducation.

La Voie du Druide (l’Ordre d’Ogma)
La Voie du Druide est associée à l’Ouest et à l’élément de l’eau. Ses couleurs sont le bleu marine, l’or, le blanc et le noir. L’automne est sa saison et le Connaught sa province. Le symbole sacré de la voie est le Chaudron de Dagda de la cité de Murias. Des quatre principaux ordres, les druides sont les plus ouvertement mystiques, se concentrant sur le développement magique, qu’il soit pratique ou théorique.

La Voie du Rígh (l’Ordre du Soleil, de la Lune et des Étoiles)
La voie du Rígh ou Roi, est associée au centre et à l’élément de l’esprit. Ses couleurs sont l’argent, l’or et le bronze. Elle est associée à tous les symboles sacrés et saisons de l’année, et sa province est Meath, le centre du territoire de Tír na nÓg. C’est la plus prestigieuse et la plus exigeante des Voies de la Roue, associée au commandement, à la noblesse, l’instruction et à l’illumination finale.

  • La Cour Seelie

Au coeur du mysticisme Danaan se trouve une curieuse chose appelée la Cour Seelie. Si vous aimez les contes de fées, vous pouvez retenir ça comme la mythique cour du Roi et de la Reine du monde féerique. À entendre les Danaan la décrire, la Cour Seelie est un guide spirituel, les assistant lorsqu’ils parcourent les Us et les Voies. Elle ne détient soi-disant pas de pouvoir temporel dans le Tír, mais étant donné le crédit accordé à ses décrets occasionnels, il est évident que les arrêts de la Cour ont force de loi.

Le mystère le plus notable concerne la véritable localisation de la Cour Seelie. Selon la rumeur populaire, la cour n’existe pas à proprement parler dans notre monde physique – elle est ailleurs. D’après ce qu’on dit, elle peut être atteinte à partir d’ici en empruntant certaines voies qui guideront le voyageur jusqu’au royaume de la cour, mais des charmes et des illusions le protègent. Il y a beaucoup d’histoires de vagabonds négligents qui se sont hasardés au royaume des fées et ne sont jamais revenus.

Lady Brane Deigh dirige la cour comme le veut son titre de Rian, ou Reine. On sait peu de choses à son sujet, excepté que Liam O’Connor l’épousa deux ans avant sa disparition et en fit une Prionsa à la Cour des Intendants. Il y a beaucoup de spéculations sur le fait qu’il l’ait choisit, elle, une illustre inconnue d’une famille non Danaan, mais elle occupe maintenant une position d’autorité spirituelle.

Le reste de la Cour consiste en, devinez quoi, des fées – munchkins, leshii, chaperouges, farfadets, dryades, gruagach et autres créatures féériques, y compris des choses apparentées aux esprits voire aux esprits libres. Il y a également un certain nombre d’elfes qui auraient renoncé au monde physique pour vivre avec les Seelie afin de conseiller la Cour ou de mieux comprendre leur place au sein de la Roue.

Un des rôles de la Cour Seelie est de superviser la mise à l’épreuve des Disciples de la Voie qui espèrent accéder à une nouvelle voie. Dans ce but, la cour est aussi la gardienne des Arcanes, les traditionnels trésors mystiques des premières villes mythiques des Tuatha Dé Danaan : la Pierre de Fal, la Lance de Lugh, l’Épée de Nuada et le Chaudron de Dagda. Que ces objets soient réels ou juste des icônes artistiques utilisés pour le besoin de rituels symboliques reste incertain.

9 thoughts on “[Memo] Court of Shadows : les Fae et Tír na nÓg

  1. Jeanquille

    Merci pour le topo, hyper intéressant.

    Je n’ai jamais lu un ouvrage sur les Tir. Ces concepts de voies, on les retrouve aussi dans le Tir Tairngire? Je suis en train de faire jouer la chronique HARLEQUIN et j’essaye de donner un peu plus de profondeur à l’antagonisme entre Harlequin et Ehran. Ces histoires de voies sont une chouette piste…

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    1. Opsys Post author

      Dans le supplément Tir na Nog, les Voies de la Roue sont clairement une évolution des traditions elfiques d’Earthdawn (la Grande Roue de la Vie). Ce parallèle est un peu moins présent (mais pas ouvertement contredit) maintenant que les deux jeux sont chez deux éditeurs distincts.
      Je n’ai pas relu le supplément sur Tir Tairngire depuis un bail, mais il me semble qu’ils ont leurs propres traditions et rituels, moins celtiques et plus “new age”, et que seuls quelques traditionalistes suivent les Voies.
      Dans le cas d’Harlequin et Erhan, ils sont par-dessus le marché des immortels, donc pas sûr qu’ils suivent encore les Voies ^^ Une vieille théorie serait qu’Harlequin et Erhan sont en réalité frères.

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  2. Jeanquille

    Ok merci pour ta réponse.

    Le fait que l’origine du Chal’han ne soit jamais expliqué que ce soit dans Harlequin ou Harlequin’s back, sous couvert de laisser la liberté au MJ de construire sa propre historique mais fait quand même vaguement l’impression d’une fumisterie. Sachant que ces personnages sont emblématiques de l’univers du jeu, ce serait quand même la moindre des choses qu’on ait à disposition leur curriculum vitae détaillé.

    Oui frères ça marcherait plutôt bien. Ou une rivalité d’enfance. J’ai toujours imaginé Harlequin en prodige chaotique né de la “rue” et Ehran en lettrée de la haute. L’histoire de cul contrariée aussi c’est un grand classique pour créer un antagonisme qui peut perdurer jusqu’à la fin des temps…

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  3. MASTER

    ATTENTION MJ SEULEMENT :
    Harlequin est un chevalier de la cité des flèches de l’ancien cycle , désormais le dernier chevalier de la flèche qui pleure(ou des lamentations). Les conséquence de la décision de la Reine ont perturbé H. Il a condamné cette décision qui a changé les elfes du Bois de sang (ED) . Ses idéaux ne sont pas perdus, il sont seulement chamboulés. Il lutte contre l’Ennemi, la cause des problème. Il ne supporte plus que les dirigeants décident pour leur peuple. Depuis , il est solitaire et parait chaotique.
    Ehran est maitre d’arme. Soit il vient de la même cité que H , mais il n’était pas chevalier (mon souvenir), soit il vient d’une troisième région elfique (ED).
    Il est l’un des (ou le ) créateur du Tir Tairngire.
    Leur divergence est politique.
    Ils ont la même origine comme beaucoup d’elfe de leur trempe mais ils ne sont pas frère.

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    1. Opsys Post author

      Ce qui me fait penser qu’Earthdawn Quatrième Édition se dotera très bientôt d’un supplément Elven Nations où il sera question de Shosara et de la cité Sereatha (la fameuse Cité des Flèches). J’attends ça avec impatience car ces territoires, bien qu’évoqués un peu partout, n’ont jamais été décrits dans le détail 🙂 Il faut d’ailleurs noter que le peu que l’on sait de Shosara rappelle furieusement les us et coutumes du Tir Tairngire…

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  4. Opsys Post author

    D’ailleurs je jetais un œil au Recueil des Donneurs-de-Noms de Earthdawn et je suis tombé sur ce paragraphe : “En vieillissant, la Roue emmène l’elfe sur chaque chemin, jusqu’à ce qu’il atteigne son cœur. Et une fois qu’il a atteint ce cœur immobile de l’être, il se prépare pour l’ascension dans les métaplans, vers un lieu mystique que l’on appelle Tesrae ke’Mellakabal, la Citadelle des êtres de lumière.”
    Les êtres de lumière sont clairement les Tuatha Dé Danaan, donc leur citadelle dans les Métaplans est certainement ce qu’on appelle la Cour Seelie à l’époque moderne. Plutôt cool que les auteurs de Shadowrun parviennent à développer leurs propres idées tout en continuant de respecter le canon d’Earthdawn.

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  5. MASTER

    En fait cela ressemble à une quête astrale avec une condition préalable . Suivre la voie de la roue est un rite de passage.
    ATTENTION MJ SEULEMENT:
    Les coutumes du TT ne sont pas celles du Shosara , ceux sont celles de la court elfique d’origine. Shosara a mélangé les coutumes d’autres peuples à celle des elfes ( dont la construction des bateaux).

    Ceux qui viennent du Bois sont au TT, les autres sont à TN. Ce qui m’étonne vis à vis de ceux qui respectent les traditions.
    La question est: pour ceux qui ont ralliés le TT, sont-ils tous au courant de qui est présent?
    Pour moi, Ehran était membre de la Guilde des Etudiants de Seréatha. Cela correspond à ce qu’il est au TT, un grand orateur. Mais pourquoi est-il au TT ?

    La court est au TN loin de ceux du Bois… étonnant. Je suis aussi curieux de savoir ce qu’il s’est passé et, de découvrir plus en détail les autres royaumes elfiques de l’ancien cycle.

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    1. Opsys Post author

      C’est justement le fait que Tir Tairngire mélange les traditions elfiques et des apports extérieurs (“technologiques”) qui le rapproche davantage de Shosara. Tandis que Tir na Nog semble plutôt chercher à recréer la cour elfique “pure” d’avant le Bois de Sang (ce qui pourrait expliquer pourquoi ils n’ont pas voulu d’Alachia comme reine). Enfin en tout cas c’est comme ça que je vois les choses. Mais en l’absence de supplément officiel sur les Nations elfiques de l’Âge des Légendes, ce n’est que théories et spéculation 🙂

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  6. MASTER

    Déjà du temps de l’ancien cycle , Shosara s’était détourné des édits de la court. Après le châtiment, les autres royaumes ont rejeté ce qu’été devenu le bois et la cour sous l’obstination irresponsable (vindicative) de la Reine, et donc la Reine.

    Certains elfes du TT viendraient de Shosara? D’ailleurs? Des fidèles de la Reine? Mais ce n’est pas elle qui gouverne. Ceux qui se sont détourné de la Voie ?
    Tu sais qui a formé la Lady .
    La politique du TT est de tout utiliser, mais ils veillent à la pureté de l’esprit et du corps. Ceux qui gouvernent ne sont pas pro-technologiques. Je pense qu’ils ont une façon de penser commune… savoir se sacrifier pour l’avenir.Sacrifier les autres, ou se libérer des anciennes entraves.
    Au TT c’était le conseil qui dirigeait, chaque Prince agissait à sa guise en suivant le protocol (ne pas se faire prendre) .. le fils de l’un d’eux s’est fait prendre!
    TN ne cherche pas , ils appliquent les anciens rites (ainsi que les rites de protection). Ils ne rejettent pas la technologie , elles est très bien dissimulée, furtive et discrète.
    Je vais comparer les rites du TT avec ceux de l’ancien cycle pour voir.
    Peut-être que le différent entre H et E vient de là ? Une position divergente qui a entrainé une blessure.
    Tu as raison , spéculation . A quand une VF?

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